Témoignages

Témoignage de Jean-Baptiste LHUILLIER (Promotion L1 Potsdam 2004/2005)

Hymne au voyage, à la découverte, au travail et à la France !

stéréotype_fr.jpgTout a commencé là, quand mon avion a décollé. Non, non… oulàlà, c’est pas une histoire d’avion qui décolle. Comment dire… en fait le début c’est plutôt ça. Ca commence par un bout de papier donné en vitesse à la fin d’un cours d’allemand pour les futures aspirant(e)s juristes (ne vous inquiétez pas, ça finit bien – pour certains). Une fois ce bout de papier plus ou moins lu, on est cordialement invité a passer le fameux test de langue. Jusqu’à là vous devriez pouvoir suivre. Pour ceux qui n’auraient toujours pas compris, je parle du test que vous avez réussi, plus ou moins bien, avec les conséquences pécuniaires que cela implique. On prend ensuite une décision plus ou moins influencée par celle des parents. Maintenant, regardez l’auberge espagnole… C’est plus ou mois ça !

J’imagine que vous connaissez déjà un peu l’Allemagne, ses Allemandes, sa bière, sa DDR. Vous aurez bien le temps de découvrir ses plaisirs cachés – dont il faut profiter. Le plaisir de parler français avec un camerounais, le plaisir de se distinguer, de voir que l’on apprécie la France -les Français beaucoup moins- partout dans le Monde. Car du monde vous allez en voir. Au point des fois qu’il vous sort par les yeux, tout ce beau monde (le Français est impatient). Je veux bien entendu parler des aléas de la collocation avec les Hongroises, Danois, Polonais, Russes, Espagnoles, Syriens, Américains, Palestiniens – il n’y a quasiment que les Anglais qui se font discrets, mais s’en plaindra-t-on ? Je tiens tout de même à souligner que les problèmes de collocation… sont une affaire de Françaises ! La collocation est quelque chose d’extrêmement enrichissant, à tous points de vue.

A côté des problèmes de téléphone, d’internet, des arnaques en tout genre et des attrapes-français (le Français est paranoïaque), des pertes de temps phénoménales de tout types, des courses, des inscriptions, des promenades, des bars, des, boîtes, des fêtes, on en oublierait presque pourquoi l’on est là : le droit. Tous vous conseilleront de vous y mettre dès le début. Ils ont raison. Vous faites certainement les malins (le Français est arrogant) à dire que vous ne tomberez pas dans le piège classique de la fac qui est de commencer à travailler deux semaines avant les examens. C’est pas aussi évident qu’on ne le pense. Ca va vite, très vite. Plus vite vous rentrerez dedans, plus vite tout deviendra intéressant. La seule manière qui existe, elle n’est guère compliquée et se base sur quatre données primordiales : la loi, le cours, le dictionnaire -votre meilleur ami pour un moment- et le temps… Certes on ne part pas tous avec le même niveau de langue, mais des heures dans le dictionnaire, on en a tous passées.

Ce n’est pas moi qui l’invente et je citerai en conclusion notre professeur d’AG (TD) et néanmoins ami :  » certains professeurs dites que vous êtes l’élite, parce que vous maîtrisez deux langues et apprenez une matière particulièrement difficile, mais ce n’est pas vrai, vous devez simplement travailler comme les autres. Non, vous n’est pas l’élite, vous êtes pire que les autres étudiants. Vous êtes fainéants ! « . C’est le meilleur de nos professeurs, car c’est le seul qui nous a vraiment cerné.

Le Français est impatient, paranoïaque, fainéant, arrogant, mais il vient de France, alors ça passe.

Je reste tout de même très patriote! Je suis tellement fier d’être français. Devrais-je? Oui, car l’on peut aussi entendre que les Français sont élégants, charmants, aimables, beaux – on entend de tout – et quoi qu’il sorte de leur bouche, c’est romantique, que les français savent vivre, goûter aux bonnes choses, que les vins sont bons et les restaurants chics!

Jean-Baptiste LHUILLIER


Témoignage de Mélanie DE SAQUI DE SANNES (Promotion L1 Potsdam 2005/2006)

Mélanie, étudiante en 3e année (2007/2008) de licence bilingue droit français/droit allemand, a débuté sa formation par 2 années à l’Université de Potsdam :

m_de_saqui.jpgJe suis en troisième année du cursus droit français / droit allemand (L3) et c’est avec plaisir que je partage avec vous ce que m’a apporté ce parcours jusqu’ici. Après le bac, je n’étais pas sûre de quelle orientation me conviendrait, mais je voulais que mes études me donnent un profil international. J’ai passé le test d’entrée pour le cursus sans tout à fait savoir ce qui m’attendait…et je n’ai eu depuis aucun regret, bien au contraire. J’ai eu la chance d’obtenir une bourse pour passer mes deux premières années (L1 et L2) à l’Université de Potsdam, ce qui m’a permis d’avoir dès la sortie du lycée beaucoup d’indépendance. Les cours ont semblé à première vue inaccessibles car en langue juridique allemande, mais avec de la motivation, un bon dictionnaire et les cours aimablement prêtés par les étudiants allemands, les choses ont vite paru bien moins dures ! L’accueil en Allemagne était chaleureux, et l’université bien organisée pour nous guider dans les nombreuses démarches administratives. J’ai vécu la première année sur le campus universitaire avec la plupart des autres français, où la vie était très festive la majeure partie du temps ! J’ai vécu ma deuxième année en colocation à Berlin. Cela m’a beaucoup plu d’habiter avec des allemands et je me suis réellement sentie intégrée en Allemagne. Grâce à un emploi du temps moins chargé que l’année précédente, j’ai pu faire un stage dans un cabinet d’avocat, ce qui a été très formateur. Le retour à Nanterre cette année s’est bien passé aussi, et les lacunes en droit français sont vite rattrapées.
Par la vie à l’étranger et les études dans deux langues et selon deux méthodes différentes, j’ai le sentiment que ce cursus m’a rendue capable de m’adapter facilement à des environnements divers. Je crois que c’est un atout fondamental au niveau professionnel. Au niveau humain, j’ai noué des amitiés profondes et ai découvert l’Allemagne et surtout l’ambiance si unique de Berlin, ville dans laquelle je retourne aussi souvent que possible, et dans laquelle je compte bien étudier encore une année ou deux…grâce au double diplôme !

Melanie Desaqui Desannes


Témoignage d’Emmanuelle VICHOT (Promotion L1 Potsdam 2008/2009) : « La première Année à Potsdam ».

Faire des études autres que deux ans de classe prépa ou étudier médecine sans vous entendre dire que vous faites des études qui ne servent à rien est possible. La solution : partir pour un double cursus avec Nanterre et Potsdam !

Montrez vous dégourdi et laissez la France derrière vous pendant deux années savoureuses en commençant vos études de droit en Allemagne.

La bi-licence vous demande toutefois certaines qualités indispensables comme être autonome et savoir travailler sans avoir ses parents sur le dos. En effet on sort du bac pour la plupart et le parfum de la liberté est tellement envoutant qu’on peut oublier qu’il y a quelques part, à Griebnizsee, un très beau bâtiment qui s’appelle une fac et dans lequel on peut assister à des cours. En effet le système allemand marche à l’indépendance et on attend des étudiants qu’ils se remuent un peu par eux-mêmes !

Vos premières notes seront celles de vos partiels blancs qui tombent deux semaines avant les partiels. Pour résumer, je vous conseille de vous mettre à travailler dés le début ; ce qui n’est pas inconciliable avec la perspective de festoyer ! S’enfermer dans la bibliothèque avec excès est une très mauvaise idée, essayez plutôt de ne pas trop traîner avec vos compatriotes pour avoir l’opportunité de faire la connaissance des gens du pays qui se nomment « Allemands » ! Par expérience, certains Français partent en emmenant la France sur leur dos ! Dans ce cas-là restez-y…

Conclusion : Ce cursus est génial si vous savez l’exploiter !

Emmanuelle Vichot (juillet 2009)


Témoignage de Caroline NEGRE (étudiante en L3 à Potsdam, 2008/2009)

Nach meinem französischen Baccalauréat habe ich 2006 angefangen, im Rahmen des „deutsch-französischen Studiengangs“ an der Université de l’Ouest parisien in Nanterre für die erste zwei Jahre meiner Bi-Licence zu studieren. Diese Wahl war meine FreundInnen nach erstaunlich, als alle meine Wurzeln in Paris sind.

Auf den ersten Blick schien das Studienprogramm voll und reich zu sein: teilweise auf deutsch und französisch, es erlaubt gleichzeitig eine nutzliche Vertiefung der Sprache sowie die Entdeckung fremdes Rechtssystems. Wir verfügen über juristische Grundkenntnisse des Nachbarlandes, die später mit der Fahrt nach Potsdam oder Nanterre vertiefen sollen. Das Studium an unserer eigenen Universität entspricht dem, dem alle Studenten normalerweise führen.

Ich habe beschlossen, in Deutschland zu studieren. Das „ 2009 Potsdamer Jahr“ wurde insgesamt weniger zwingend als in Nanterre, obwohl die Semester länger dauern. Vorlesungen nach Vorlesungen habe ich deutsche Kommilitonen betroffen, aber auch ausländische Studentinnen wie ich. Im Seminärraum 3 war ich immer herzlich wilkommen und erwartet. Ich war trotzdem stolz, wenn eine sehr gute deutsche Freundin von mir um Mitschriftenaustauch geboten hat!

Ich fühlte mich integriert, hatte alles in diese Richtung unternahm. Mit Willen habe ich immer mit Gesetzesammlungen an Vorlesungen teilgenommen, obwohl ich die deutsche „Lösung von Fällen“ nicht so viel mochte, vieilleicht weil ich die reine Erklärungen aus der Rechtsprechungen und Literatur aus Nanterre vermißte. Jede Woche las ich meine Mitschriften sowie Bücher nach, um das rote Link zu behalten. Trotzdem habe ich Zeit gefunden, um die schönste Orte Berlins und Potsdams zu entdecken, Schiffahrten zwischen Potsdam und Wannsee sowie rum Berlin zu unternehmen.

Auf jeden Fall hat mir dieses Jahr viel beigebracht, ich wusste gar nicht, dass es auch positive Auswirkungen im privaten Bereich haben konnte.

September 2009,

Caroline NEGRE


Quelques raisons de participer à l’Université d’été trinationale de Vilnius – Témoignage

par Gaspar Obregon, Institut Libre Marie Haps (Bruxelles, Belgique), en formation post-universitaire d’interprétation de conférence

Invité à l’université d’été de Vilnius pour la première fois en 2009 par le professeur Otmar Seul, j’ai eu le plaisir de renouveler l’expérience lors des éditions de 2010 et 2011.

Mes participations, à l’époque en qualité d’étudiant du master bilingue de droit français – droit allemand (UFA W72)  ont grandement contribué à mon enrichissement intellectuel et à ma formation de juriste.

L’université d’été de Vilnius réunit professeurs, doctorants et étudiants dans une ambiance conviviale et moins formelle que celle habituellement rencontrée sur les bancs des universités.

Un rapport quasi-paritaire entre professeurs d’une part, et de doctorants et d’étudiants d’autre part permet un échange intense d’idées, laissant également une grande place au dialogue et aux questions des participants. – Les bienfaits de ce dialogue permanent ont déjà été reconnus par le passé et le nombre d’ateliers / workshops permettant cette forme d’échange ont été depuis privilégiés aux conférences-leçons classiques.

La diversité des intervenants permet une approche pluridisciplinaire dans le traitement de questions juridiques – et révèle des problématiques précédemment insoupçonnées. Ce traitement transversal apporte un intérêt supplémentaire à des sujets en principe pourtant déjà connus.

La qualité rare des conditions d’apprentissage et la forme interactive ne sont cependant pas le seuls points forts de l’université d’été :

La composant humaine n’est pas à négliger. L’échange se fait à tous niveaux et entre tous niveaux. Ainsi, les participants ne rencontrent pas seulement leurs homologues des autres pays, mais il est aussi donné aux étudiants l’opportunité de mieux connaître le milieu de l’enseignement et de la recherche, aspect particulièrement intéressant pour le futurs chercheurs.

Enfin, l’université d’été de Vilnius offre aussi aux étudiants du master bilingue de droit français – droit allemand (W72) un défi linguistique hors du commun :

Outre une communication bilingue (voire trilingue), ils s’exercent à l’interprétation consécutive des conférences : C’est ainsi que j’ai pu découvrir lors de l’édition de 2009 le défi que présente l’interprétation de conférence, puis renouveler l’expérience en 2010, enfin, assumer un rôle d’interprète-coordonnateur en 2011.

C’est à la suite de ces trois séjours que j’ai été d’abord été admis au cursus bilingue de master de traduction et d’interprétation juridique, soutenu par l’UFA (Université Bretagne Sud / Hochschule Magdeburg), mais qui n’a pu démarrer pour l’année 2011-2012 faute de candidats en nombre suffisant.

Depuis septembre 2011, j’ai intégré la formation post-universitaire d’interprétation de conférence de l’Institut Libre Marie Haps à Bruxelles, qui prépare ses élèves aux missions exercées par la Direction Générale de l’interprétation (SCIC) de la Commission Européenne.

L’université d’été de Vilnius ne m’aura pas seulement permis d’assouvir ma curiosité d’apprendre, mais m’aura également permis de tisser des liens durables avec des étudiants et professeurs, pour certains étrangers. Enfin, elle m’a fait découvrir le métier d’interprète, qui me permettra d’exploiter non seulement mes connaissances linguistiques, mais également juridiques, dans le milieu de l’union européenne.

Gaspar OBREGON

Comments are closed.