L’option trilingue avec un pays tiers

 

Option Trilingue avec un pays tiers à la France et l’Allemagne

  • Projets déjà réalisés ou en cours de réalisation : Université Mc Gill de Montréal (Canada, 2009/2010), Universités de Leicester (Royaume-Uni, 2010/2011), Séville (Espagne, 2010/2011), Yeditepe Istanbul (Turquie, 2010/2011), Homs (Syrie, 2010/2011, voir ci-dessous), Beyrouth (Liban, 2010/2011), Ottawa (Canada, 2010/2011), University of the Witswatersrand, Johannesburg (Afrique du Sud, 2011/12).
**

NEGOCIATIONS AVEC L’UNIVERSITE DE L’ÎLE MAURICE

DANS LE CADRE DE L’OPTION TRILINGUE

Des négociations avec l’Université de l’Ile Maurice (University of Mauritius – UOM) sont en cours afin de donner à des étudiants du « cursus intégré »  Paris/Potsdam de niveau Master qualifiés pour l’OPTION TRILINGUE,  la possibilité  d’y approfondir leurs connaissances en common law.

Rajendra Parsad Gunputh, head of department of law, avec Stephanie Dijoux

Le système de droit de l’Ile Maurice est un droit mixte, composé en partie du droit français et du droit anglo-saxon, héritage du passé colonial de l’Ile. A partir de 1810, l’Ile de France passe sous la domination anglaise et le droit mauricien d’origine française a été influencé par droit anglo-saxon. En droit des affaires, l’influence du droit anglo-saxon a été plus significative qu’en droit civil, où le code Napoléon reste en vigueur. Le droit public est d’inspiration anglo-saxonne ainsi que le droit de la procédure civile et pénale. A ce droit mixte correspond un bilinguisme juridique. Les textes législatifs sont rédigés dans les deux langues. L’anglais est la langue officielle du pays et la langue de procédure, mais le français reste très largement parlé.

L’UOM propose un programme d’études juridiques essentiellement en anglais.

L’Université Paris Ouest Nanterre La Défense s’engagera à accueillir des étudiants mauriciens de niveau « graduate »  voire des étudiants Ph-D.


COOPERATION AVEC L’UNIVERSITY OF BRITISH COLUMBIA, Vancouver (UBC) et L’UNIVERSITY OF ALBERTA, Edmonton (Canada).

Des négociations avec les deux universités de l’Ouest canadien sont en cours afin de donner à des étudiants du « cursus intégré »  Paris/Potsdam de niveau Master qualifiés pour l’OPTION TRILINGUE,  la possibilité  d’y approfondir leurs connaissances en common law et de préparer, dans le cadre du M2, une étude de droit comparé incluant la France, l’Allemagne et le Canada. En contrepartie, Nanterre  s’engagera  à accueillir des étudiants canadiens de niveau « graduate »  voire des étudiants Ph-D, parlant le français ou le français et l’allemand (ce qui leur permettrait de suivre à Nanterre également les enseignements en droit allemand).

Après la signature d’un accord de coopération, les échanges pourraient être opérationnels dès le 2ème semestre 2011/2012.

27 janvier 2011, University of Alberta, Edmonton : accueil du Pr Otmar Seul à la LAW SCHOOL par le Doyen et son équipe. De g. à d. : Pr Steven Penney, Pr Richard Bauman, Pr Linda Reif, le Doyen Philip Bryden, Pr Wayne Renke, délégué aux relations internationales, et le Vice-Doyen John Law.

31 janvier 2011, Vancouver : dîner à l’Hôtel Kirin, offert par la Consul général allemand à Vancouver, M. Hermann Sitz, pour rendre hommage, à l'occasion d'une conférence du Pr Otmar Seul auCENTER FOR EUROPEAN STUDIES de l’UBC, aux cursus intégrés franco-allemands Paris Ouest-Potsdam - en présence du Consul général de France, M. Alexandre Garcia, et de l’attaché pour la coopération scientifique et technologique, le Pr Didier Marty-Dessus ; étaient conviés à ce dîner le Pr Kurt Huebner, directeur du CENTER FOR EUROPEAN STUDIES, le Pr David Duff, Vice-Dean de la SCHOOL OF LAW, d’autres professeurs de l’UBC intéressés par les échanges avec l’Europe ainsi que les responsables du service des relations internationales de l’UBC.

Coopération avec l’Académie d’Etat des Sciences Juridiques O.E. KUTAFIN de Moscou, Russie.

Paris Ouest-Nanterre est en train de négocier une coopération avec l’ACADEMIE D’ETAT DES SCIENCES JURIDIQUES de Moscou- entre autres – afin d’y placer des étudiants du « cursus intégré » franco-allemand attestant de leurs connaissances de la langue et du droit russes.

Cette démarche concrétise l’ouverture de nos « cursus intégrés » Paris Ouest/Potsdam pour les étudiants maîtrisant une 2ème langue étrangère vers une « option trilingue », une option soutenue par l’UNIVERSITE FRANCO-ALLEMANDE (UFA) très favorable à l’élargissement des cursus franco-allemands la création à des universités de pays tiers.

3 novembre 2010 à Moscou : accueil du professeur Otmar Seul par le professeur Nikolay Molchanov, Directeur du Département des relations internationales, et Mme Victoria Myalo, responsable administrative du Département des Relations internationales de l’Académie d’Etat des Sciences Juridiques O.E. KUTAFIN.

OPTION TRILINGUE AU MOYEN ORIENT, par Anne-Sophie Leclerc

Séjour en Syrie du 24 au 29 janvier 2010 (Damas et Homs)

Compte-rendu

Accueil de la délégation nanterroise par le Recteur de l’Université de Homs : (de gauche à droite) le Professeur Volkmar Kreissig (HWT Dresde/Allemagne); Anne-Sophie Leclerc (Paris Ouest-Nanterre); le Professeur Otmar Seul (Paris Ouest-Nanterre); le Recteur, M Amer Fakhoury; le Doyen de la Faculté de Droit, le Professeur Muhammad Al-Hasan;  le directeur du Service des Relations Internationales, le Professeur Abdou.

Comment aurions-nous pu amorcer l’année 2010 de plus belle manière que celle qui s’est offerte à nous, étudiants de Paris Ouest et de Potsdam ?

Monsieur Otmar Seul, Codirecteur du cursus intégré Paris Ouest/Potsdam et du Master bilingue des droits de l’Europe – spécialité « Droit allemand », a soutenu l’année dernière le projet d’un étudiant désirant poursuivre sa formation au Canada. Cette année, Monsieur Seul effectue un nouveau pas dans l’internationalisation du cursus existant en se rapprochant des universités des pays du pourtour méditerranéen (Espagne, Liban, Syrie).

Il y a quelques jours, l’Option Trilingue de nos cursus intégrés franco-allemands a pris une envolée significative. A côté des formations de Nanterre et de Potsdam, il est désormais possible d’étudier dans un troisième pays. Cette innovation inédite fait suite à un engouement des étudiants pour l’Union Pour la Méditerranée naissante, un projet politique cher à la France.

Quoiqu’il en soit et quelques en soient les motifs, il est désormais possible de poursuivre ses études en Syrie ou au Liban ; et ceci grâce à deux nouvelles universités partenaires disposées dès la rentrée 2010/2011 à accueillir ceux d’entre nous, étudiants du Master bilingue, qui souhaiteraient y continuer leurs études pendant un semestre, voire même une année.

Il s’agit de l’Université Al-Ba’ath de Homs (Syrie), à 160 km au nord de Damas, et de l’Université Saint-Joseph à Beyrouth (Liban).

Pour ma part, j’ai eu la chance de participer au projet de partenariat avec l’Université Al-Ba’ath, que j’ai pu visiter lors d’un séjour en Syrie entre les 24 et 29 janvier 2010.

L’Université Al-Ba’ath de Homs est la troisième des cinq universités d’Etat du pays (après celles de Damas et d’Alep), dotée de 24 Facultés regroupant 80 000 étudiants, dont 3500 étudiants dans la jeune Faculté de Droit.

Depuis une réforme récente, les lycéens et collégiens n’ont plus le choix, et doivent désormais apprendre le français ainsi que l’anglais. Les étudiants quant à eux choisissent une des deux langues à l’université.

Monsieur Otmar Seul, son correspondant du Centre de recherches germano-syrien sur l’environnement de l’Université Al Ba’ath et de la Hochschule für Wirtschaft und Technik (HWT) de Dresde, Monsieur Volkmar Kreiβig et moi-même, avons été reçu par le recteur de l’Université, Monsieur le Professeur Amer Fakhoury, par le Doyen de la Faculté de Droit, Monsieur le Professeur Muhammad Al-Hasan, et par le directeur du Service des Relations Internationales, Monsieur le Professeur Abdou.

Nous avons visité les locaux de l’université, rencontré les professeurs de droit, et surtout discuté des prémices d’un accord de coopération entre les Universités de Homs et de Nanterre, qui sera bientôt signé en bonne et dûe forme.

Cette porte grande ouverte me permet donc de mettre en œuvre mon projet universitaire : étudier en Syrie dans le cadre de mon M2. Je suivrai des cours magistraux de droit syrien/ droit des pays arabes en langue arabe, et effectuerai mon mémoire bilingue dans mon domaine de spécialisation, le droit de l’environnement, sur la base d’une recherche de droit comparé favorisée par les infrastructures du Centre de recherche germano-syrien, dont les spécialistes effectueront mon suivi scientifique et pédagogique. Le Président de l’Université d’Etat de Homs, Monsieur le Professeur Fakhoury, facilitera vraisemblablement la procédure nécessaire à l’inscription pédagogique, à l’obtention d’un titre de séjour et d’un logement dans la cité universitaire. Dernier petit détail, pour les adeptes de musique, la Faculté de Musicologie regorge de merveilles accessibles à tout étudiant.

Monsieur Seul a ensuite visité l’Université Saint-Joseph de Beyrouth, et il doit être mentionné que l’admission d’un étudiant dans le cadre de l’option trilingue dès la rentrée prochaine est d’ores et déjà ouverte. Il est possible d’y approfondir ses connaissances notamment en droit international public et privé libanais, ainsi qu’en droit comparé, se s’initier au droit libanais et/ou au droit des pays arabes, ceci permettant de mener à bien son mémoire trilingue de droit comparé (droit français, droit allemand, droit d’un pays arabe).

Le délai pour l’inscription administrative des étudiants de Paris Ouest Nanterre ayant expiré pour l’année universitaire 2010/2011, l’Université Saint-Joseph fixera une nouvelle date pour l’inscription des candidats à Beyrouth.

« Le Moyen-Orient est tourné vers l’Occident, et spécialement vers la France », a-t-on souvent entendu. Le système civil syrien et les programmes de droit privé de la Faculté de Droit de l’Université Al Ba’ath sont très largement inspirés des modèles français.

Le projet de coopération qui se concrétise actuellement est universitaire, mais aspire à devenir symbole de l’amitié existante entre l’Allemagne, le Liban, la Syrie et la France. Il ne s’agit pas seulement d’acquérir de nouvelles qualifications juridiques, mais aussi de se familiariser avec les cultures orientale et arabe. Car finalement, les pays méditerranéens comptent parmi les premiers partenaires historiques de l’Europe.

Cette belle entreprise ne survivra sans étudiants intéressés et motivés dans les prochaines années, et sans responsables pédagogiques visionnaires investissant leur temps et leur savoir-faire dans ce projet d’échanges avec les Pays du Levant. Et dans l’idéal, les étudiants syriens et libanais devraient eux aussi pouvoir bénéficier de l’atout que représente cette expérience enrichissante, devraient eux-aussi pouvoir avoir la liberté de venir en France étudier un semestre, voire une année.

Anne-Sophie Leclerc

Coopération avec l’Université YEDITEPE d’Istanbul (Turquie)

Les formations Droit/Allemand misent depuis 2005 sur le développement des échanges avec les universités turques. Une stratégie déjà payante au vu du nombre croissant d’étudiants ERASMUS/SOCRATES qui depuis optent  pour un séjour d’études dans ce pays, candidat à l’adhésion à l’Union européenne : Istanbul est, aujourd’hui, la première destination des étudiants nanterrois en sciences juridiques (Yeditepe, Galatasaray, Bilgi, Université d’Istanbul).  Parallèlement, la mobilité « enseignants » et la coopération scientifique vont bon train notamment entre Paris Ouest et Yeditepe .

Cette dernière co-organisé  deux manifestations d’importance :

–  en 2007 les 12èmes Rencontres annuelles du réseau européen de coopération universitairecoordonné par Paris Ouest, qui étaient couplées avec le colloque  Development of European Law / of the Law of the EU-Member States and Turkey : towards the harmonisation of law in Europe ? (voir la rubrique COOPERATION INTERNATIONALE – réseau européen de coopération universitaire);

en mars 2009 le Colloque international de Nanterre sur les relations entre la Turquie et l’UE : Peut-on désirer ou craindre l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne ? (voir la rubrique RECHERCHE – Journées d’études et colloques).

2 octobre 2009 à Istanbul : autour du Pr Haluk Kabaalioglu, Doyen de la Faculté de droit de l’Université Yeditepe, des participants à la Conférence internationale « Turkey’s EU Accession: Multi-disciplinary Approaches » (TOBB Plaza) ; de g. à d.: Pr Claus Dieter Classen (Greifswald/Allemagne); Pr Peter-Christian Müller-Graff (Heidelberg/All.) ; Pr Josef Schmid (Bamberg/All.), Pr Otmar Seul (Paris Ouest-Nanterre), Dr. Nicolaus Heinen (Deutsche Bank Research, Frankfurt a.M./All.) ; Pr Nahit Töre (University of Çankaya, Ankara/Turquie).

Les échanges ERASMUS-SOCRATES sont ouverts aux étudiants du « cursus intégré » franco-allemand Paris Ouest/Potsdam souhaitantse spécialiser, dans le cadre de l’OPTION TRILINGUE, au droit turc ou au common law :

« While courses on Turkish Law are given in the Turkish language, a number of international and comparative law courses are taught in English. In addition to the standard Turkish Law curriculum, students are taught in English a wide range of supplementary courses, such as  « International Law », « Comparative Law », « Common Law of Contracts », « Common Law of Torts », « Introduction to U.S. Law », « European Union Law and Institutions », « European Union Law of Economy », « European Human Rights Law », « International Commercial Arbitration », « Competition Law », « European Company and Capital Markets Law », « Corporate Governance in Europe »,  « Private International Law », « Intellectual and Industrial Property Rights », « Air Law », « International Business Transactions », « International Human Rights of Woman »« International Maritime Transport Law « . »

(Dean Prof. Dr. Haluk Kabaalioglu , Yeditepe University Law School)

Laisser un commentaire